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Asteur Amérique n’est plus maintenu sur ce blogue. Il a évolué, grandit et migré vers d’autres cieux. Désormais, vous retrouverez nos articles sur www.asteur-amerique.org

pelican



Ouragan sur la musique Cajun…

De la musique traditionnelle francophone de Louisiane, nous connaissons souvent les classiques : les chansons au banjo…Travaillez, c’est trop durlaissez les bons temps roulez…Bref, à Paris, Montréal ou Genève, on imagine souvent un gars en salopette et bretelles entonnant une complainte dans un accent à couper au couteau…

Heureusement, depuis des années, Zachary Richard a renouvelé le style de cette musique et lui a donné un visage plus contemporain.

Mais en Louisiane, comme ailleurs, et peut-être plus qu’ailleurs d’ailleurs, les styles musicaux n’y sont pas coulés dans le béton armé. Ouvrez vos oreilles, la brise du Bayou apporte un air frais dans la musique Cajun: le rap de Louisiane est né.

Comme le veut le genre : il vient du « ghetto », le ghetto Houmas, une tribu amérindienne de Louisiane qui affirme son identité … en français. Minorité dans la minorité, les jeunes Houmas ont des choses à dire, mais ne veulent pas le faire dans le style de leurs parents. Les jeunes s’adressent aux jeunes dans le style qui leur convient. Place donc au rap.

A voir, écouter et lire par icitte : http://www.myspace.com/labrisedubayou



Le Québec et Obama par Sylvain de Montréal..

Sylvain est québecois. Il vit à Montréal et travaille à APTN, le Réseau des télévision des peuples autochtones.

……………………….

Au Québec, comme ailleurs dans le monde, l’élection de monsieur Barack Obama suscite beaucoup d’espoir. L’administration républicaine (au sens partisan du terme), en effet, termine mandat en affichant un bilan désastreux. La crise financière. qui provoque des faillites partout dans le monde, résultat de la convoitise des nantis et des spéculateurs, dont les pots cassés sont maintenant payés par les citoyens, en est la cerise sur la gâteau.

L’enthousisame s’est fait ressentir partout : dans la rue, dans les universités – surtout les anglo-saxonnes, où l’on trouve une communauté importante d’étudiants états-uniens –, pendant les tribunes téléphoniques… Le lendemain  de la victoire de Monsieur Obama, on déclenchait au Québec, une élection provinciale. Or, tous les candidats au poste de premier ministre,voulant exploiter l’engouement, ont comparé leur programme à celui du nouveau président, même le triste Mario Dumont, candidat de la droite, qui pourtant évoque  davantage Pierre Poujade. Mais il y a des bémols.

D’abord les citoyens d’origine autochtone affiche un sceptisme mesuré : ils ont toujours été les négligés, les laissés-pour-compte, les gens de seconde zone. Ils disent que la démocratie à l’occidentale ne se soucie pas d’eux : pourquoi se soucieraient-ils d’elle ?  Plusieurs d’entre eux accueillent favorablement l’élection d’un président au profil différent, certes, mais attendent ce qui à l’arrivée, en résultera.

Et puis il y a la « realpolitik ».

Pendant la campagne présidentielle, Monsieur Obama s’est permis des déclarations qui laissaient clairement entendre qu’était pas l’idéaliste tant souhaité par certains militants. Son mandat confortera-t-il les cyniques qui prétendent que la démocratie, en définitive, est manipulée par des forces occultes ?  Souhaitons que ce ne sera pas le cas.

Durant la dernière élection française à la présidence, les sondages indiquaient qu’une majorité de Québécois souhaitaient la victoire de Ségolène Royal pour le poste à l’Élysée. C’était bien sûr une opinion, et cela ne pesa pas dans la balance : les Français seuls devaient décider de l’issue de cette élection. De même, l’élection du président états-unien ne concernait que les électeurs états-uniens. Même cette fois, les gens qui au Québec penchent un peu ou beaucoup vers la gauche, peuvent célébrer une victoire importante – une victoire historique !



Colloque étudiant en littérature canadienne comparée

Date limite : 26 mars 2009

APPEL A COMMUNICATIONS (English version follows)

9e Colloque des étudiantes et étudiants en littérature canadienne comparée

LES DÉFIS DE LA LITTÉRATURE COMPARÉE:
TRANSFORMER ET REDÉFINIR LES PAYSAGES LITTÉRAIRES ET CULTURELS

Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec – 26 mars 2009

Ce colloque examinera de quelle façon les études comparées nous permettent de comprendre les
formations ou transformation et définitions ou redéfinition des littératures du Québec et du Canada. Nous chercherons à identifier les forces et les limites de la littérature comparée et invitons donc les études qui révèlent la pertinence de cette discipline en tant qu’ outil critique, transculturel, politique et formel. Le colloque invite à penser ou repenser les aspects théorique, esthétique et politique de la littérature comparée. Les champs d’études et sujets peuvent inclurent, mais ne se limitent en aucun cas à:

La mondialisation et ses effets sur la littérature,
Les identités composées,
Les littératures émergentes,
La critique engagée,
Rencontres culturelles,
Les questions d’appropriation,
Les études en traduction,
Les études de genre et gaies,
Les études culturelles.

Les étudiantes et étudiants de 2e et 3e cycles sont fortement encouragés à soumettre leurs communications (en français ou en anglais) ainsi qu’à interpréter le titre de la conférence au sens large.Veuillez nous faire parvenir un résumé de 250 mots pour une présentation d’environ20 minutes (avec demande de matériel audio-visuel s’il y a lieu) avant le 20 janvier2009 au comité organisateur (Michael Labarre, Michelle Hyde, Dominique Hétu) à compcanlit09@gmail.com ou à l’adresse suivante:

Faculté des lettres et sciences humaines
Département des lettres et communications, casier 63
Université de Sherbrooke
2500 Boulevard Université
Sherbrooke (Québec)
J1K 2R1

————————————
CALL FOR PAPERS
9th Graduate Conference in Comparative Canadian Literature

THE CHALLENGES OF COMPARATIVE LITERATURE:
TRANSFORMING AND REDEFINING LITERARY AND CULTURAL LANDSCAPES

Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec – March 26th, 2009

This conference will explore the role of comparative studies in understanding the transformations nor transformations and definitions nor redefinitions of Canadian and Québécois literatures. We are interested in identifying the strengths and limitations of comparative literature and therefore we invite proposals that shed light on its pertinence as critical, cross-cultural, political, and formal tool. The conference encourages a thinking nor rethinking of the theories, aesthetics and politics of comparative literature. The topics and fields might include, but are by no means limited to:

Globalization and its literary consequences
Hyphenated identities
Emergent literatures
Engaged criticism
Cultural encounters
Appropriation issues
Translation Studies
Gender or Queer Studies
Cultural Studies

We strongly encourage graduate students to submit proposals (in French or English) and interpret the
title broadly.

Please send a 250-word abstract for 20-minute presentations (with relevant audio-visual requests) by January 20, 2008, to the organizing committee (Michael Labarre, Michelle Hyde, Dominique Hétu) at compcanlit09@gmail.com or to the following address:

Faculté des lettres et sciences humaines
Département des lettres et communications, casier 63
Université de Sherbrooke
2500 Boulevard Université
Sherbrooke (Québec)
J1K 2R1

Responsable : Michael Labarre

Adresse : Département des lettres et communication, casier 63 Faculté des lettres et sciences humaines Université de Sherbrooke 2500 Boulevard Université Sherbrooke, Quebec J1K 2R1




Obama et les grenouilles de Californie..

 

la citrouille d'Obama

Comme en Louisiane, il existe pas mal de Français qui vivent en Californie et publient des notules sur différents blogues. Après les avoir une peu tous parcouru, j’avoue que j’ai un faible pour celui qui se nomme Des grenouilles dans la vallée. Non seulement il est agréable à lire, mais son auteur propose des analyses poussés de ce qui s’y passe, de la politique à la culture en passant par l’histoire. On sent d’ailleurs dans ce blogue que la culture française et la culture californienne, et surtout celle de San Francisco, possèdent de sérieux points communs : littérature et oenologie y font bon ménage. Ce qui n’est pas étonnant d’ailleurs : la présence française dans la ville a été très importante au XIXe siècle, notamment à partir du moment où les révolutionnaires de 1830 et 1848, se sont dit qu’aller faire un tour du côté de la ruée vers l’or les mettrait à l’abri des amitiés de Louis-Napoléon Banaparte. Ce qui fait que bons nombres d’articles de la rubrique histoire de ce blogue leur sont consacrés.

Pour revenir au temps présent, il semble que la vie politique locale soit, à San Francisco, un peu plus intense qu’ailleurs. Du moins, elle ressort plus. Dans les blogues franco-californiens, la victoire d’Obama est fêtée mais les questions locales sont également discutée. Les élections aux Etats-Unis ne sont pas simples, c’est connu. Quand l’électeur entre dans l’isoloir on ne lui demande pas uniquement de choisir entre deux candidats mais de répondre à une batterie de question, de voter pour toute une série de référendum ou propositions : à ce sujet voir le petit guide des élections du 4 novembre en Californie sur le blogue de Cécile et Julien. Si cela peut effrayer Homer Jay Simpsom, il est à noter que contrairement à ce qui se passe en France et en Europe – avec la fameuse gouvernance européenne, la démocratie américaine se soucie encore de l’avis des citoyens.

Outre la victoire d’Obama, les résultats aux élections ne sont donc pas simple comme le livre ci-dessous le blogue de Cécile et Julien (pour en savoir plus et avoir les liens, cliquez ici)  ………………………

Voici donc comme promis les résultats des propositions en Californie.

Proposition 1A: California High Speed Rail Bond. S.B. 1856.
OUI

Proposition 2: Treatment of Farm Animals
OUI

Proposition 3: Children’s Hospital Bond Act. Grant Program
OUI – Je ne suis pas sûre que les Californiens se soient rendus compte que ça fait plusieurs fois qu’ils dépensent des sommes astronomiques pour ça… C’est une belle cause; mais la dette ne fait que s’allonger…

Proposition 4: Waiting Period and Parental Notification Before Termination of Minor’s Pregnancy
NON

Proposition 5: Nonviolent Offenders. Sentencing, Parole and Rehabilitation
NON

Proposition 6: Criminal Penalties and Laws. Public Safety Funding
NON

Proposition 7: Renewable Energy
NON

Proposition 8: Eliminates the Rights of Same-Sex Couples to Marry
OUI. Les Californiens viennent de montrer qu’ils n’étaient pas si ouverts d’esprit que ça… Le cauchemar commence pour les couples homosexuels dont l’union a été prononcé depuis Juin. Rien ne précise ce qu’il va advenir de leur mariage…

Proposition 9: Criminal Justice System. Victims’ Rights. Parole
OUI

Proposition 10: Alternative Fuel Vehicles and Renewable Energy
NON

Proposition 11: Redistricting
OUI

Proposition 12: Veterans’ Bond Act of 2008
OUI

Dans les autres nouvelles, les habitants de San Francisco ont voté NON à la proposition qui proposait de donner le nom de Bush à une station d’épuration… ;) Ils ont le sens de l’humour quand même !

……………………………………………….

Ainsi, le grand sujet de cette élection au niveau californien était la question du marriage homosexuel – qui vient rejetée – ainsi que la question de l’avortement. Et ce qui en ressort, c’est tout le problème de la diversité californienne. Voici l’analyse Des grenouilles dans la vallée.

La Proposition 8 a en revanche obtenu une majorité avec 52,5% de « oui ». Financée par des groupes évangélistes, mormons et catholiques prétexant la protection des valeurs familiales, elle visait à amender la constitution californienne afin de rendre le mariage homosexuel illégal, alors même que la Cour suprême de l’état avait récemment jugé qu’une précédente interdiction, soumise au vote il y a quelques années et ayant recueilli plus de 60% des votes, était anticonstitutionnelle. Quelque 18 000 mariages entre époux du même sexe ont été célébrés légalement entretemps, et leur destin reste incertain. La ville de San Francisco ainsi que plusieurs comtés et des associations LGBT ont déjà porté devant la cour ce qu’ils estiment être un amendement anticonstitutionnel.

La carte du vote sur la Proposition 8 illustre une division nette entre la Californie de la côte et celle des terres intérieures. Mais elle montre aussi les chocs culturels qui existent au sein de certains comtés à la réputation progressistes. Celui de Los Angeles, par exemple, a voté « oui » avec une faible majorité. La raison principale ? Le vote hispanique, largement catholique (et, de plus en plus, évangéliste), et le vote noir américain. Ce qui explique aussi pourquoi le « oui » l’a également emporté dans le comté de Solano, dans la région de San Francisco. 7 afro-américains sur 10 ont voté pour interdire le mariage gay, l’homosexualité restant largement un tabou au sein de cette communauté.

Pour lire tout l’article, avoir les liens, et notamment le point de vue d’Obama sur la question de marriage homosexuel, c’est par là. 

Obama à San Francisco
Pour finir en image insolite, allez sur le blogue de Only in San Francisco



Le Canada, Les Canadiens-Français et la première guerre mondiale

Le nouveau site d’Asteur Amérique est en ligne. Cliquez ici.

En ce jour de célébration, en France , des 90 ans de la fin de la première guerre mondiale, il faut rappeler le rôle des Canadiens et notamment des Canadiens-français, dans cette guerre.
Contrairement aux Etats-Unis, le Canada est engagé très tôt. Son statut de colonie britannique le lie aux décisions de la mère-patrie. Les soldats canadiens sont donc au front dès l’année 1914 et il le resteront jusqu’à la fin de la guerre.

Sur une population de quelque huit millions d’habitants, plus de 600 000 ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien et près de 60 000 ont perdu la vie, dont 87 % ont été des victimes directes des actions ennemies en France et dans les Flandres. Plus de 154 000 soldats ont été blessés, dont certains plusieurs fois, et personne n’a dénombré les pertes attribuées à des problèmes mentaux et émotionnels. Après quatre ans de dur labeur et de rationnement, des soldats et des civils ont succombé à l’épidémie de grippe qui a suivi la guerre. Au Canada, très peu de collectivités, peu importe leur taille, ont pu traverser cette guerre sans y perdre un ou plusieurs de leurs membres. [source]

Leur participation est marquée par d’importante actions militaires, comme la prise d’assaut de la crête de Vimy.[Voir les photos de la commémoration officielle du 11 novembre 2008 ici]

Au printemps de 1917, aucun adversaire n’a réussi à progresser. En avril, les Alliés préparent une offensive majeure dans la région d’Arras, en France. Les soldats canadiens sont chargés de prendre la crête de Vimy. Or les tentatives précédentes des Alliés pour prendre d’assaut la crête de Vimy, en 1914 et 1915, ont toutes échoué jusqu’alors, au prix d’énormes pertes dans les rangs britanniques et français. Quant aux Canadiens, ils ont déjà payé un lourd tribut : à la bataille d’Ypres (avril 1915), au Mont Sorrel (juin 1916), à Beaumont-Hamel (régiment terre-neuvien, en juillet 1916)

Le 9 avril 1917, à 5h30, un froid lundi de Pâques, les quatre divisions canadiennes unies pour la première fois depuis le début du conflit et une brigade britannique, commandées par le lieutenant-général Sir Julian Byng, partent à l’assaut de la crête. L’opération a été minutieusement préparée, et précédée d’une semaine de bombardements intenses. Une première vague de 20 000 soldats s’élance et, malgré les lourdes pertes subies, est suivie d’autres assauts qui se succèdent sans relâche jusqu’à la prise de la « côte 145 » (nom donné au point le plus élevé de la crête), le 10 avril au matin. Les Allemands battent en retraite.

Carte de la crête de Vimy
[source : cliquez pour agrandir]

Au total, la bataille a fait dans les rangs canadiens 3578 morts et plus de 7 000 blessés, mais c’est une grande victoire pour les Canadiens qui contribue à renforcer le sentiment national.
[source]

{Voir aussi par ici }

Effectivement, la guerre mondiale à joué un rôle décisif dans l’émancipation du Canada vis-à-vis de l’Angleterre.

En effet, le Canada avait commencé la guerre en tant que colonie britannique et s’est retrouvé en guerre par déclaration de la mère patrie. Lorsque la paix est revenue, le Canada était un signataire séparé du traité de Versailles, un pays indépendant et confiant dans sa capacité de gérer ses propres affaires. La guerre a marqué la transition des Forces armées du Canada d’un statut de milice dont la valeur restait à démontrer à celui de ce qui a probablement été le corps d’armée le plus puissant des deux camps qui s’opposaient dans le conflit. Elles constituaient une force capable de planifier et d’exécuter des opérations indépendantes(…)[source]

L’engagement des canadiens d’une manière générale à été large. 33 000 volontaires, en majorité anglophones, se sont présentés au camp de Valcartier, près de Québec, dès le début du conflit.

camps de Valcartier

[source]
Comme partout ailleurs, ils ont été encouragé par des campagnes d’affichage dont voici quelques exemples ci-dessous.

 

Dollard des Ormeaux et la guerre de 14.

Affiches de propagande pour l'engagement des Canadiens-français.

Les canadiens-français dans la guerre de 14.

[source des affiches précédentes et d’autres affiches à voir ici]

Cette dernière affiche est assez paradoxale dans la mesure où elle invite les Canadiens-français a s’engager sous un drapeau contre lequel Montcalm et Chateaugay avaient eux-mêmes combattu.

Certaines pouvaient adopter un ton moins martial et jouer sur l’humour pour attirer les volontaires.

les poils aux pattes

[Source de l’affiches et d’autres affiches canadiennes-anglaises]

Même si ces affiches en font la promotion, au début de la guerre, cependant, les Canadiens-français ne sont pas regroupés dans des unités francophones mais éparpillés dans les diverses unités canadiennes sous commandement anglophone. Ce n’est que grâce à l’action politique de certain chef de file canadiens-français que le gouvernement canadien et l’état-major autorisent la formation d’unité de langue française. Ils ne furent d’ailleurs pas si nombreux. Des 260 bataillons d’infanterie qui furent formés pour le Corps expéditionnaire Canadien, 16 bataillons seront identifiés exclusivement pour les canadiens-français dont le 22e Bataillon. Ce dernier sera la seule unité canadienne-française à combattre au front au cours de toute la durée du conflit. {Lire l’histoire du 22e bataillon ici}

Comme en France, beaucoup sont parti la fleur au fusil en 1914 parce qu’ils pensaient que la guerre serait de courte durée. Mais avec les problèmes et l’enlisement dans la guerre, les mouvements de protestations se sont fait plus violents et, d’une manière particulière, les vieilles différences entre Canada-français et Canada-anglais ont ressurgi, surtout lorsqu’il  a fallu recourir à la conscription.

La durée de la guerre a fait baisser l’enthousiasme initial et le nombre de volontaires.

  • La corruption et les exactions de certains fabricants de bombes et de matériel de guerre ont été prouvées. Alors que des Canadiens faisaient fortune, beaucoup de familles de soldats avaient recours au Canadian Patriotic Fund pour se procurer leur nourriture et d’autres biens de première nécessité.
  • La mort et la destruction ne se sont pas limitées aux champs de bataille de l’Europe.
    • Le 6 décembre 1917, un vaisseau français rempli de munitions a explosé dans le port de Halifax, détruisant la majeure partie de la ville.
    • On a dénombré près de 2 000 morts et 9 000 blessés.

À la fin de 1916, le nombre de volontaires était inférieur au nombre de victimes, qui ne cessait de croître.

  • La pénurie de main-d’œuvre était aggravée par la politique militaire qui bloquait l’accès au service militaire à certaines personnes.
  • Les Canadiens de descendance japonaise, indienne ou africaine se voyaient fréquemment refuser le droit d’entrer dans les forces armées.

Afin de remplir ses engagements militaires, le gouvernement Borden, en août 1917, a déposé la Loi sur le service militaire, ce qui lui donna le droit d’enrôler les hommes célibataires âgés de vingt à vingt-cinq ans pour servir outre-mer.

  • Dans le but de faire accepter cette mesure, Borden a cherché à entraîner Laurier et le parti libéral dans un gouvernement de coalition.

La question de la conscription a divisé le Canada anglais et le Canada français.

Pour nombre de Canadiens français, la guerre était synonyme de Grande-Bretagne et de Canada anglais.

  • Ils n’avaient pas d’attachement sentimental pour la Couronne britannique et des mesures comme la loi de 1912 en Ontario, qui limitait l’enseignement du français, de même que la réticence des militaires à créer des régiments de Canadiens français, les confirmaient dans leurs impressions qu’ils étaient des marginaux au Canada.

Des émeutes anticonscription ont eu lieu à Québec en 1918.

  • La troupe a tiré sur cinq civils pendant ces soulèvements.
  • L’Assemblée législative du Québec a discuté d’une résolution sécessionniste.
  • Le projet de conscription a créé aussi des soulèvements à Montréal.

Les Canadiens français n’étaient pas seuls à s’opposer à la conscription.

  • Le mouvement syndical a exigé que toute exaction de guerre cesse avant que l’on étudie la question de la conscription.
  • Presque tous les chefs syndicaux du Canada étaient contre la conscription.
  • Ils craignaient que la conscription soit le premier pas vers des restrictions qui réglementeraient la liberté de changer d’emploi et interdiraient de faire grève.

90 ans après, la présence de Canadiens et plus particulièrement des Canadiens-français à laisser des traces en France.

Cartes Postales Photos Hôpital Canadien 94340 JOINVILLE LE PONT val de marne (94)

Par exemple, la ville de Joinville-le-pont honore toujours leur mémoire parce qu’elle leur doit la vie de nombreux habitants. La ville, ainsi que celle de Saint-Ouen, a été choisi durant la guerre comme lieu d’emplacement d’hôpitaux militaires canadiens. Installés en 1915, sous la forme d’un campement, ils ont poursuit leur mission au delà de la fin de la guerre jusqu’en 1919. Ces médecins-militaires installés à Joinville venaient de l’université Laval et leur présence à permis de sauver la population de l’épidémie de grippe espagnole qui ravagea la France en 1918-1919.

Un livre de Michel Litalien publié aux éditions Athéna raconte cette histoire.

les hôpitaux militaires canadiens en France
En France, ce livre est disponible ici

Le mot de l’éditeur.
En 1991, la municipalité française de Joinville-le-Pont inaugurait officiellement un quartier remis  » à neuf  » et le baptisait :  » Quartier des Canadiens « . Bien plus, la voie principale de cette petite ville de 17 000 habitants, en banlieue sud-est de Paris, se nomme  » Avenue des canadiens « . A Saint-Cloud, l’artère qui mène à l’hippodrome porte, quant à elle, le nom de  » Rue du Camp canadien « . Pourquoi deux petites villes de la banlieue parisienne tiennent-elles tant à rendre hommage aux Canadiens ? C’est que, au cours de la Première Guerre mondiale, deux hôpitaux militaires canadiens-français y ont séjourné, soit l’hôpital général n° 6 (connu sous le nom d’hôpital de l’Université Laval) et l’hôpital stationnaire n° 4 (canadien-français), plus tard l’hôpital général n° 8. L’histoire de ces deux hôpitaux, qui ont soigné militaires et civils français pendant toute la durée de la guerre, montre que les Canadiens français ont, à leur façon, eux aussi participé à l’effort de guerre du Canada.

Lire le compte-rendu du livre par le major Michael Boire



Élisée Reclus : les États-Unis et la guerre de Sécession

Élisée Reclus : Les Etats-Unis et la guerre de Sécession

 

Les articles publiés dans le revue des Deux Mondes par le père de la géographie contemporaine font partie des sources françaises sur les Etats-Unis au 19e siècle au même titre que la Démocratie en Amérique de Tocqueville. Les deux hommes se sont d’ailleurs rendu en Amérique à une dizaine d’années d’intervalle. Toutefois, le premier voyage d’Elysée Reclus diffère singulièrement de celui de Tocqueville. C’est un jeune homme – il a 21 ans – en fuite qui gagne les côtes de la Louisiane pour fuir la France et le nouveau régime de Louis-Napoléon Bonaparte mis en place après le coup d’état de 1851. Un homme en révolte qui restera plusieurs années dans une plantation du vieux sud et sera donc un observateur privilégié de la société louisianaise avant la guerre de Sécession et notamment de l’institution de l’esclavage. Ses premières observations ont été complétées par deux autres voyages aux Etats-Unis dans le cadre de la rédaction de sa Nouvelle géographie universelle.

Ce livre est particulièrement conseillé à celles et ceux qui souhaitent entrer dans l’histoire complexe de la guerre de Sécession. Une histoire qui ne commence pas en 1861 et ne se termine pas en 1865, mais débute bien plus tôt, presque dès l’Indépendance et se vient probablement de s’achever avec l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. La plume d’Elysée Reclus est claire et il entraine avec lui le lecteur dans les grands espaces américains et dans les grandes batailles pour l’émancipation des esclaves.

Géographe, Elysée Reclus regarde d’abord l’élément géographique le plus important de cette partie des Etats-Unis : le Mississippi. Il en décrit à la fois le cours – un voyage l’a conduit jusqu’à Chicago- et son rôle centrale dans l’économie et l’organisation du pays. Il ne faut pas oublier que jusqu’à la guerre de Sécession, la Nouvelle-Orléans restera le second port des Etats-Unis après New-York.

Il s’arrête ensuite sur l’institution de l’esclavage. Comme dit ci-dessus, Reclus a vécut plusieurs années dans une plantation, il a donc une expérience directe de l’esclavagisme pratiqué dans les états du sud et par tous les Etats-Unis. Cependant, Reclus est une homme engagé : il proclame le droit absolu qu’on les hommes de races diverse à la liberté. Son article sur l’esclavage est très clairement celui d’un partisan des abolitionnistes, voire des plus engagés d’entre eux. Il sera ainsi un fervent admirateur de John Brown et de son coup de feu désespéré contre l’arsenal de Harper’s ferry. Seulement, quand il l’écrit son article, il ne connait pas encore l’issu du conflit qui oppose le nord et le sud.

L’article suivant est particulièrement intéressant dans la mesure où il s’attarde sur un mouvement peu connu en France : les mormons. La religion n’est pas vieille quand Elysée Reclus l’observe : Joseph Smith n’a commencé de prêcher que depuis les années 1820. Cependant, les mormons sont actifs, ils se sont déjà plusieurs fois déplacés à travers les Etats-Unis, suite aux persécutions dont ils sont victimes, et ne sont installés que depuis quelques années dans l’Ouest, en Utah, après une longue migration qui était en fait une fuite des Etats-Unis. Ceux-ci ne couvraient pas alors tout le continent. Géographe encore, Elysée Reclus analyse le nouveau pays des Mormons et son adéquation avec leur doctrine. Mais il est aussi athée, animé d’un anticléricalisme fervent depuis qu’il a renié la religion de son père, le pasteur Reclus. Il porte donc un regard critique sur la foi nouvelle et ses adeptes. Enfin, dans le contexte de la guerre de Sécession, il analyse la position des Saints des derniers jours qui sont pacifistes.

Le pénultième article est un regard de géographe, mais aussi d’économiste et de géopoliticien : il aborde la question du coton. C’est toujours une façon de parler de l’esclavagisme, toujours une manière de condamner l’institution dans les états du sud, mais en regardant les données globales du problème. L’esclavage sert à produire du coton qui alimente les filatures de Nouvelle-Angleterre et de l’Angleterre. Que se passera-t-il alors si les états du sud entre en guerre et ne sont plus capable de fournir la précieuse matière première ? Comment réagira l’Angleterre ? Quelles transformations la fin de l’esclavage entrainera-t-elle dans toute l’économie usanienne ?

Le dernier article est un exercice d’anticipation; Elysée Reclus, à partir de évènements auquel il assiste, il écrit la première partie de son article au début de la guerre, se livre à une analyse de ce que vont devenir les noirs après la guerre. Il le fait dans une étonnante perspective qui annonce, presque qu’un siècle avant, les trois temps de Braudel, lorsqu’il écrit : dans l’histoire des hommes aussi bien que dans celle de la terre, ce ne sont pas les mouvemens brusques et violens qui produisent les résultats les plus considérables : les modifications lentes et souvent inaperçues ont une bien plus haute importance.
Sont intérêt est de participer au mouvement de l’histoire. Dans son optique d’homme engagé, il écrit ses lignes « dans le désir de faciliter leur travail aux écrivains qui raconteront un jour en entier la grande lutte de l’émancipation, nous allons tâcher de décrire ici les premières phases de cette heureuse transformation des camps d’esclaves en communautés d’hommes libres« .

Pour en savoir plus et acheter ce livre, suivez ce lien.



Zachary de Louisiane…

Merci aux profs français de Louisiane. En naviguant de liens en liens je viens en effet de trouver un article sur l’élection par un Cajun, ou plutôt, LE Cadien que tout le monde connaît : Zachary Richard, lui-même. Comme il l’explique, il vote à Ossun. En grossissant la carte, j’ai fini par trouver : c’est au nord de Lafayette, en plein pays Cadien effectivement, où Mc Cain est arrivé en tête.

Rapport mensuel, 5 novembre 2008.

J’ai quitté Montréal la veille,  faisant le grand voyage pour me rendre aux urnes.   New York, Nouvelle-Orléans, et au matin les deux heures de route vers l’ouest, arrivant à l’école primaire d’Ossun en Louisiane vers 15h.  Je vote dans la même conscription depuis plus de 30 ans, et je n’avais jamais vu une telle affluence comme ce jour du 4 novembre, 2008.  J’habite au coeur de pays Cadien (Cajun).   Mes concitoyens sont fermiers et femmes de fermiers, ouvriers et ouvrières.  Des gens simples.

L’ambiance était calme, presque solennelle.  Il y avait beaucoup de jeunes enfants, mais ils étaient tous très bien élevés comme s’ils comprenaient instinctivement l’importance de cet évènement.   Environ un quart des gens était noir parmi lesquels se trouvait un jeune homme qui portait des « dreadlocks » dépassant ses épaules.   Il s’est trompé de queue, se tenant dans la file de l’autre district (il y en a deux chez moi, le 8e et le 9e).  Quand je lui ai offert de prendre place devant moi, il a accepté avec un grand sourire.  Je présume qu’il allait voter Obama, mais je lui aurais offert la même courtoisie qu’il était blanc ou noir.  Autour de moi, la même chose s’est produit à plusieurs reprises.  La politesse était au rendez-vous.

Plusieurs fois j’ai été touché par l’émotion.  Ça peut paraître quétaine, mais j’ai été ému par la scène.  Il n’y a pas si longtemps, il aurait été difficile d’imaginer des blancs et des noirs se côtoyant avec courtoisie autours des urnes….

Pour lire la suite, il faut cliquez par là

 



Obama du côté de la Louisiane…

Pas de réactions de Cajuns ou de franco-américains de ce côté là des Etats-Unis pour le moment. Mais voici un petit florilège de la blogosphère des expatriés français – souvent des professeurs (leur forum est ici) – qui vivent là-bas. Plongés dans la société Louisianaise, ils sont des observateurs privilégiés du quotidien de cet état du Sud.

Précisions avant décollage. La Louisiane a voté majoritairement Mc Cain. Comme vous pourrez le voir sur la carte présente sur la notule des Ch’ti en Louisiane (C’est par ici), il arrive en tête de l’état avec 59% des voix. Mais il y a des différences extrêmes entre les comtés. Toute la Louisiane, en fait, vote Mc Cain autour de 70%, avec des pics à plus de 80% dans certains comtés. Le comté de Lafayette, le centre de la Louisiane Cajun, vote républicain à 65% (voir ci-dessous le blogue d’Alice et Mickaël) . Ce qui fait descendre la moyenne générale de l’Etat, ce sont les zones urbaines, qui elles en revanche ont largement voté pour Obama. Le comté de la Nouvelle-Orléans se distingue cependant nettement de la région de Bâton Rouge avec 79% des voix pour la candidat démocrate ; mais cela s’explique aisément : la ville n’a guère été servie par l’administration Bush lors du passage de Katrina et sa population est majoritairement noire-américaine.

Décollage.

Le blogue des Ch’ti
Les Ch’ti sont dans la région de la Nouvelle-Orléans.

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Unite Us

Historique, la soirée de mardi le fut.
Je l’ai passée avec des copains (toujours pas de baby sitter) dans un bar-QG démocrate à côté de chez nous. Il ya avait du vin, des petits fours et du jambalaya offerts par Obama (il peut se le permettre). Il y avait beaucoup de monde, surtout des étudiants, et des télés sur tous les murs. il y avait une superbe ambiance de communion. Et puis les Etats sont tombés.
Les prévivibles d’abord.
Puis l’Ohio.
Puis la Caroline du Nord.
Et la Floride!
Et la Pennsylvanie!
Et c’est gagné.

La suite avec affiches, films, images et cartes, c’est par ici

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NOlaDArling, les chroniques du Bayou.
NOlaDArling est également dans la région de la Nouvelle-Orléans.

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Elections day
Nous y voilà.
Pour cause d’élections, les enseignants étaient libérés aujourd’hui. Pas de grasse matinée, au contraire, j’en ai profité pour prendre la température de l’agitation des rues ce matin à 8 heures. J’ai donc petit-déjeuné à la terrasse du CC’s, sous un soleil d’été, à l’angle de Jefferson et Magazine, là où les gens s’affairent, s’activent, se dépêchent, boivent un café, consultent leurs mails et parlent d’Obama. Enfin.

La suite par là

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Alice et Mikaël en Amérique.
Eux sont en plein coeur de la Louisiane Cajun, dans la région de Lafayette.
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Barack Obama
 Il est 22h et après avoir vu les bureaux de votes se fermer les uns après les autres, le premier président afro américain de l’histoire est élu. A la télé une foule immense hurle USA\ USA, des milliers de drapeaux s’agitent. Les journalistes revisitent le mot ‘historique’, chacun y va de sa citation de Martin Luther King préparée pour l’occasion.
Le PPDA local se fait même le plaisir de raconter l’anecdote du gamin à qui on a refusé un cinéma réservé aux blancs, un gamin qui ce soir, je cite, ‘aurait du mal à en croire ses yeux’.
Aujourd’hui, Election Day, mon école était réquisitionnée comme bureau de vote. Travaillant dans un quartier afro-américain, dans une école à grande majorité noire, j’avais du mal à croire les sondages comme quoi Lafayette et l’état de Louisiane était pro McCain. Mais ce soir, force était de constater que 60% de la population avait voté Républicain.

Pour la suite cliquez le guide
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Mes états d’Amérique.
Miss Dugudu est aussi dans le comté de Lafayette.
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Election day

Que de voitures ce matin sur la parking de l’école. Nous sommes mardi mais c’est jour d’élections.

Les personnes qui ressortent du bureau de vote portent un sticker « I voted »* – bizarre… Je pensais que ce traitement de faveur était réservé aux élèves quand ils avaient bien participé à une conférence.

L’école est déserte car sans élève et la plupart des profs en profitent pour faire relâche. L’une d’entre elle a prétendu devoir se déplacer jusqu’à la Nouvelle-Orléans pour remplir son devoir civique. Or, j’apprends qu’en réalité, elle aura certainement voté par fax. Au passage, on m’explique même que certaines personnes ont déjà voté depuis 15 jours**…

La suite avec des commentaires très intéressant sur le déroulement des élections, les machines à voter, et même un petit Simson sur le sujet, suivez le lien.  _________________________

Pour terminer en image, voici l’article de Lafayette, nous voilà!, avec un article assez spectaculaire qui présente en grand format les unes des différents journaux américains. En outre, même si ce blogue est très audiovisuel, vous pourrez lire plus bas les discours des deux principaux candidats suite à l’élection.



Juliana de Portland

Juliana L’Heureux est franco-américaine de Nouvelle-Angleterre. Elle est originaire du Maryland, mais vit dans le Maine, dans la région de Portland. Elle est éditorialiste dans divers journaux comme le Portand Press Herald et le Lewiston Sun Journal. Elle collabore également avec le Centre franco-américain de l’Université du Maine. Vous pouvez consulter son sitoile : www.mainewriter.com

Bonjour, voila!

J’ai un ami qui enseigne dans les études d’infirmier à l’Université de Hawaii à Honolulu. Ils’appelle Joe—-comme “Joe le plombier,” mais cet homme est actuellement un enseignant pour les infirmiers. Il m’a envoyé un e-mail afin de m’expliquer pourquoi il avait collé sur la porte de son bureau une image du premier U.S. joueur noir de baseball, Jackie Robinson, glissant au but du “home base.” A mon avis, cette image représente pour nous Barack Obama. Il a brisé les stéréotypes raciaux et sociaux du Noir en Amérique, un problème que même nos fondateurs, Thomas Jefferson et George Washington, étaient incapables d‘adresser il y a deux cents ans.

Je sens que le peuple des États-Unis a finalement frappé un “homer” politique. L’ère de la domination du conservatisme américain de la politique est terminé.

A vrai dire, nous devons nous souvenir que si ce n’était pas pour la politique étrangère et domestique râtée de George W. Bush, cette victoire américaine n’aurait pas été possible. Il nous a fallu une crise économique d’énormes proportions telles deux guerres et une économie chancelante pour réveiller nos gens.

Maintenant nous sommes témoins d’un nouvel optimisme de la part d’Obama. Un homme noir aux États-Unis il n’y a que 50 ans n’aurait pu servir son pays que dans la marine si il voulait devenir un simple militaire travaillant pour les officiers ou rélégué à la cuisine. Nous sommes très fiers du Sénateur et Président-élu Barack Obama et sa belle famille. Michele Obama deviendra un modèle à émuler fantastique pour les femmes du monde entier parce qu’elle est elle-même brillante et elle sait ce que la pauvreté signifie. Aujourd’hui, c’est une mère accomplie, une avocate professionnelle et elle sera une très gracieuse Première Dame.

Merci de m’avoir demandé mon opinion.



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